J’utilise les courriels comme tout le monde. Enfin, comme pas mal de monde. Je ne sais pas si je suis un gros utilisateur, mais je ne suis certainement pas l’un des moins actifs dans ce domaine. J’ai aussi une page sur Facebook, une liste d’amis, presque 70. Ce n’est pas beaucoup, mais c’est suffisant. De toute façon, est-ce que je peux sincèrement prétendre avoir 70 amis proches? Peut-être, mais peu probablement. Enfin, tout dépend de votre définition de l’amitié. Dans mon cas, les amis se comptent sur les doigts d’une main.
La raison pour laquelle je mentionne tout ça est surtout pour éviter que mon commentaire donne l’impression que je juge sévèrement les utilisateurs de tous ces médiums de communication. Ainsi, lorsque je critique l’utilisation de ces médiums, je me critique un peu aussi.
Facebook, MySpace, le Courriel et les autres moyens de communication du genre ont vraiment révolutionné la manière dont nous parlons les uns avec les autres. Ils permettent de garder des liens avec des personnes à l’autre bout de la planète, ce qui serait plus difficile autrement. Dans certains cas, ils permettent même de retrouver de vieux amis perdus. Malheureusement, il m’apparaît aussi que dans plusieurs cas, ils déshumanisent les rapports entre les hommes et les femmes. Dans une certaine mesure, ils permettent de garder des liens sans trop s’engager ou s’impliquer émotionnellement. Auparavant, on prenait le téléphone ou on se rencontrait pour un café. Cela nécessitait un engagement à entrer en contact avec les personnes. Aujourd’hui on envoie un courriel ou on chat, ce qui devient plus impersonnel. Il me semble en effet que le contact humain s’y perd au passage.
Je crois que le meilleur exemple de mon propos demeure Facebook. Dans un monde normal, les liens d’amitiés avec une personne se créent en la côtoyant, en apprenant à la connaître et en partageant des choses avec elle. Aujourd’hui, on peut simplement l’ajouter sur notre liste «d’amis» pour que cette dernière puisse accéder à toute l’information qui nous concerne. Il s’agit cependant d’une information contrôlée qui ne révèle pas entièrement ce que nous sommes réellement. En fait, Facebook c’est un peu du marketing individuel. Vous me direz sûrement que les gens comprennent que le mot « ami » sur Facebook n’a pas la même signification que dans la vie de tous les jours. Je vous le concède. Reste que plusieurs d’entre nous tentons de maintenir des liens par le biais de Facebook qui n’existeraient pas autrement puisqu’il faudrait pour qu’ils existent un réel engagement envers une relation entre êtres humains.
19 febrer, 2008
Facebook, MySpace, Courriel, etc.
En
Michel
tenia quelcom a dir a les:
21:26
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1 comentaris:
Moi j'aime bien l'engagement avec FB... "Veux-tu être mon ami?", "Ben, qui es-tu?.. Ok, je vais checker... Humm, t'as l'air intéressant... Ok, je veux l'être". Left-click et, d'une façon immédiate, t'as un nouveau ami!
Engagement avec un simple click. Bon, ok, tu peux écrire sur son wall et "tagger" des photos aussi, et plein d'autres choses.
J'attends le moment ou FB installera les modules "allez boire une bière", "se partager des confidences", "parler pour le goût de parler"... Pour le moment, on devra se trouver pour faire ce-là!
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